J’ignore s’il est foutu ; mais là, maintenant, en février 2011, il me donne furieusement envie de préparer mes bagages, lentement, sûrement, résolument, et un jour de m’enfuir très loin.
Fromage +, 2011.
Peut-être qu’en définitive, je ne suis fondamentalement pas français, bien moins encore que ceux qui sifflent la Marseillaise ou brûlent le drapeau tricolore. Alors, en considérant avec une certaine lucidité le voyage dans le temps impossible, je ne peux pas nier la tentation d’exil. En attendant la Lune puis Mars, pourquoi pas l’ouest, c’est peut-être le destin de l’Européen que de sans cesse marcher vers l’ouest, vers l’or, vers la conquête perpétuelle, et in fine vers lui-même.
Hordalf, 2011.
Il était d’ailleurs plus sombre, malveillant, et irascible que jamais. Dans un an, si la fortune ne changeait pas, il s’embarquerait pour l’Amérique ou se ferait sauter la cervelle.
L’éducation sentimentale, Flaubert, 1869.
Everywhere I go outside of the US, the American men I meet speak of their horror of sexless, hostile, ill-bred American women. Sure, there are exceptions and degrees among the gringas. Most unfortunately, exceptions is what they are. The delight with feminine foreign women is given, over and over, as a major reason for expatriation. (The other big reason is disgust with governmental regulation of everything in the US.) I have friends married to Thai, Filipina, Chinese, and Mexican wives, all delighted. Me too.
How did this come about? I don’t know, but I’m not imagining it.
Fred Reed, 2008.
